L’écoconception, c’est avant tout une question d’attitude et de principes qui doivent être suivis des actes mais en terme créatif peut-on parler d’écoresponsabilité ? Doit-on pour cela réfréner nos furieuses envies de vernis UV et nos farouches tendances d’aplats en 5e couleur ?
Doit-on parler d’une tendance émergente nommée “écographisme”qui au delà de limiter la consommation de papier ou de CO2 ; de privilégier les papiers recyclés ou certifiés serait l’expression d’un graphisme efficace ? Notre défi est alors de trouver des astuces créatives telle que l’utilisation de 2 encres (au choix cyan, magenta, jaune ou noir, désolée, les pantones ne sont pas admis) et être à la fois éco”nomik” et éco”éthik” en limitant la consommation d’encre et le nettoyage des plaques d’impression. On peut aussi déterminer un choix de format qui évitera au maximum la gache de papier (même s’il est certifié FSC ou PEFC !), et souligner ainsi l’engagement de nos clients en faveur de l’environnement.
On pourrait se dire allez quoi ! Limitons les aplats, tramons nos images, jouons avec les blancs… Il faut vivre avec son temps, savoir s’adapter, la création n’échappe pas à la régle ! À titre d’exemple, une carte postale avec un aplat noir soutenu recto verso consomme 5 fois plus d’encre que si seul le recto comprenait un aplat ! Certains inventent même des typos “à trous” prolongeant la durée de vie des cartouches d’encre (www.ecofont.eu) ! Il faut créer économique et durable, ce n’est pas antinomique avec innovant et contemporain… Alors bien sur, il y a des limites : Les exigences du client et les élans créatifs qui ne doivent pas être brimés ou contraints. Mais soyons confiants, au départ souvenez vous, il n’y avait que le cyclus print…